Un peu d'histoire

Situé à mi-chemin entre Caen et Bayeux, le village de Brouay est niché dans un vallon ou naît la Thue, petit ruisseau qui se jettera plus loin dans la Seulles, Il évoque, avec ses bois et ses haies, plutôt le Bocage que les plaines du Bessin, D'ailleurs, l'étymologie la plus probable de son nom Brogiacus, "le domaine de Brogo" vient du celte 'brog' qui veut dire bois,

Bien que d'origine celtique donc très ancienne, Brouay n'est citée pour les premières fois que dans des chartes du début du XIII° siècle, Aucune fouille ni recherche n'ont été effectuées afin de remonter plus loin,

 

La topographie du village est marquée par la ligne ferroviaire Caen-Cherbourg, construite en 1854, coupant le village en deux parties, isolant le quartier de l'église qui semble être le cœur historique de Brouay.


L’église date de la fin XIII° début XIV° et ne présente pas d'architecture remarquable , n'étant même pas inscrite aux Monuments Historiques,Une particularité cependant: l’accès à la tribune, qui se fait par l'extérieur et qui permettait aux notables d'assister aux messes sans se mêler à la foule..


 Une délibération des habitants de Brouay en 1687, de surmonter la tour centrale d'une beffroi pour y suspendre les cloches ne semble pas avoir été suivi d'effet., Elle fut entièrement restaurée en 1904. Elle est dédiée à Notre-Dame et à Saint-Laurent, Les chanoines du Sépulcre de Caen y nommait à la cure et percevait la dîme


Le château est une construction de la fin XVIII°, assez simple, mais mis en valeur par une remarquable avenue de hêtres,

Brouay n'était pas originellement une seigneurie, Le fief d'Argouges, sis sur Brouay et Cristot, mais dont le chef était à Brouay, est le seul fief noble. Les Néel, seuls nobles présent à Brouay en 1450,semblent l'avoir acquis, puis il est passé aux Levavasseur, puis aux du Buisson de Courson au XVII°, enfin aux de Bourdon au XVIII°,

Marie-Gabrielle de Bourdon, dernière dame et patronne de Brouay, fut inhumé en 1778,

Elle avait vendu auparavant son château et les terres nobles aux Saint-Vincent, famille de juge consul de Caen, Les héritiers des Saint-Vincent les cédèrent au début du XIX° siècle à la famille d'Aboville qui en est toujours propriétaire, Le château est aujourd’hui le centre d'une exploitation agricole et cidricole,



La bataille de Normandie porta un coup sévère aux habitations de Brouay, les Allemands et les Alliés s'étant livré à un duel d'artillerie du 11 au 16 juin 1944, Brouay fut libéré le 17, sinistré au trois quarts, En juillet et août un hôpital militaire fut installé dans le village. Un cimetière militaire britannique et ses 359 tombes rappelle ces moments douloureux, Pour des informations plus précises sur cette période, consulter cet article: bataille de Brouay sur D-Day Overlord.

La mairie actuelle date de la reconstruction, l'ancienne ayant été détruite en 1944. La salle du Conseil,(photo page d’accueil) est l'ancienne école. Elle a accueillie, juste après la guerre, jusqu'à 52 élèves.

Brouay comptait en 1720 à peu prés 240 habitants. Ce chiffre à augmenté jusqu'à 407 en 1861 pour retomber à 279 habitants seulement en 1906. On retrouve dans cette population des agriculteurs, mais aussi des tailleurs de pierre, des dentellières,un boulanger, un poissonnier, un mercier, un boucher et même un fondeur de cloche..

Selon le denier recensement, Brouay compte actuellement 478 habitants. Des lotissements (le Jardin Pichon, l'Ormelaie, l'Impasse des Pommiers) et la proximité de Caen et de Bayeux, ont attirés une population jeune qui apporte un certain dynamisme à notre commune.

Mairie de Brouay- Mars 2015